mardi 15 août 2017

Ma première pointe sèche sur cuivre

J'en parlais depuis des mois, c'est enfin chose faite : j'ai tout dernièrement effectué mes premiers pas avec la pointe sèche sur cuivre. Voici donc mon premier essai. Il ne s'agit pas d'une création personnelle puisque j'ai adapté en guise d'exercice une photographie mise à disposition par fairling-stock, que je remercie chaleureusement. J'ai donc reproduit ces ruines sur base d'un repérage initial au papier carbone, ce qui me fut d'une grande aide pour la perspective.

Ruines, pointe sèche sur cuivre,
simili papier japon 130g/m2, 7.3x9.8 cm, août 2017.

Première conclusion : c'est long, et il ne faut pas craindre les crampes pour s'y attaquer. Le trait est infiniment plus précis que sur Tetra Pak, ce qui implique un travail de tramage beaucoup plus fastidieux. Je dois avouer avoir sous-estimé la dureté du matériau. J'ai donc été surpris de voir des traits que je pensais profonds ne s'inscrire que très légèrement sur l'estampe (notamment ceux constituant le mur perpendiculaire, sur la droite de la composition). J'ai du reste employé cette fois une encre d'un noir assez doux, d'où le rendu peu contrasté de cette gravure.

Je pense qu'elle mériterait d'être reprise et de donner lieu à un second état, qui en corrigerait les défauts. Il n'est donc pas impossible que je me repenche dessus dans les prochaines semaines.

Deux estampes en cours de séchage.

Ce simple changement de support induit en fait une démarche très différente. Il y a ici nettement moins de spontanéité dans le tracé, puisque la surface dure invite à esquisser préalablement le dessin au crayon ou au stylo-bille (ce qui n'est pas possible sur le Tetra Pak qui se marque trop aisément). À l'inverse, il est possible de réaliser un travail plus minutieux et le potentiel de détails est infiniment supérieur.

Ce n'est donc pas une matière à laquelle je compte recourir souvent en vue des exercices auxquels je m'emploie essentiellement, à ce stade (son prix m'en dissuade de toute manière). Toutefois, je pense que je pourrais l'exploiter à l'avenir dans des projets d'illustrations plus complexes et — qui sait ? — dans une optique d'édition artisanale. Le cuivre permettant en effet un nombre fort élevé de tirages, il n'est pas absurde d'envisager l'insertion d'estampes originales dans des livres que j'auto-produirais en petits tirages...

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