Qui suis-je ?

Si je devais me définir, je pense que j'emprunterais à Jean Paulhan sa belle expression de « petit Satan de l'encrier ». Mais peut-être est-ce prétentieux...
Je suis né en 1990 à Namur, sympathique cité mosane du royaume de Belgique. J'ai grandi à la campagne avant de retourner dans ma ville natale où j'ai entrepris des études de lettres, complétée ensuite à l'Université de Liège. J'ai consacré mon mémoire de maîtrise aux amitiés littéraires du graveur Félicien Rops, dont j'ai réalisé une étude basée sur la sociologie des réseaux. Côtoyer ces artistes et auteurs fin-de-siècle, notamment par la lecture de leur correspondance privée, n'a pas été sans influence sur mon univers poétique.

Dans la vie de tous les jours, je suis cafetier, une activité que j'exerce en tant que travailleur indépendant et que j'ai choisie après avoir été professeur durant deux années (j'ai surtout enseigné le français et la religion catholique). En parallèle, j'ai repris des études en philosophie, et apprends également le wallon en cours du soir.

Lecteur vorace depuis l'adolescence, je me me suis mis sérieusement à l'écriture à vingt ans, avec la rédaction d'un (très mauvais) court roman. Par la suite, j'ai découvert le narratif bref, les concours de nouvelles et les appels à textes. Dans un premier temps, c'est surtout ce genre que j'ai exploité, avant de me tourner davantage vers la poésie. Il serait cependant plus exact de parler de « contes en vers », étant donné que j'ai négligé tout lyrisme au profit de la narration. J'aime penser naïvement que je pratique un peu l'écriture à manière la bardes antiques, en produisant des récits sans destinataire précis, adressés aux gens de tout âge ayant l'esprit porté vers le merveilleux. Quatre années d'expérimentations et d'apprentissage dans cette voie se sont vues couronnées par la publication en 2015 d'un recueil intitulé Contes du sabbat et autres diaboliques amuseries.

Admirateur de longue date de Rops, Doré, Redon, Kubin et de bien d'autres graveurs de génie, je me suis moi-même initié à ces techniques dès la fin de l'année 2014. J'ai aussitôt été « mordu » et suis depuis lors accro à la presse. Après avoir fait mes premières armes avec la linogravure, je me suis mis à la pointe sèche (en particulier sur Tetra Pak, mon support de prédilection), que je pratique à présent assidûment. N'ayant aucune formation artistique, la gravure est pour moi un exercice perpétuel, mais pas sans bénéfice.

Je crois en effet fermement à l'autodidaxie. C'est par moi-même que j'ai appris à versifier et à graver, par moi-même aussi que je m'essaie à présent à la reliure et à la calligraphie. À terme, mon but est de parvenir à produire artisanalement des livres de A à Z. Une première étape a à cet égard été franchie en 2016, lorsque j'ai créé et distribué gratuitement une plaquette de ma confection à 22 lecteurs tirés au sort.